La fibre paternelle du patron des policiers
Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale, serait intervenu pour que son fils, interpellé pour état d’ivresse et insultes à agent, échappe aux poursuites. La plainte déposée par un policier n’a jamais eu de suites.
On a beau être le grand patron des policiers, vieille connaissance du président de la République, on n’en a pas moins la fibre paternelle sensible. Frédéric Péchenard, cinquante-trois ans, directeur général de la police nationale (DGPN) depuis mai 2007 où il a été nommé par le chef de l’État, serait intervenu en 2009 pour éviter que son fils, âgé de seize ans, interpellé à Paris pour état d’ivresse et outrage à agent, ne soit poursuivi.
Dans la nuit du 17 au 18 février 2009, l’adolescent est arrêté alors qu’il slalome avec son scooter sur un trottoir des Champs-Élysées. Pris de boisson, l’analyse indiquera un taux de 0,79 mg par litre d’air expiré, le jeune homme insulte les policiers : « Tu fais un métier de con, je vais te muter à la circulation » et repousse l’agent le plus proche « au niveau de la poitrine avec ses mains ». Conduit au commissariat, il échappe à la garde à vue, au signalement au parquet, et son père vient rapidement le récupérer. L’agent qui a porté plainte est invité à faire profil bas.
Esprit de corps et respect pour un « grand » flic, les syndicats de police ont tous défendu le DGPN, « intègre et respectueux ». Qu’un grand flic s’arrange avec la loi pour sauver son fils peut s’entendre. Tous les gamins placés en garde à vue n’ont pas, hélas, un papa si haut placé dans la hiérarchie policière.
Source humanite.fr
Belle mentalité pour ce jeune garçon qui n’hésite pas à prendre de haut les policiers… Belle éducation…
Votre fils/fille (ou vous même), aurait fait le dixième de ce que ce gamin de 16 ans a fait, et vous vous retrouviez manu-militari embarqué au poste et certainement pas avec ménagement….
Justice à deux vitesses…
