Inconscience avérée !!
J’ai déjà vu ce genre de comportement à cet endroit. Mais là, la conductrice à marqué un temps d’arrêt devant les panneaux de sens interdit, c’est bien rendu compte du danger et de l’interdiction, puis a avancé tranquillement… au mépris des panneaux et de la signalisation au sol…
Je le répète, je ne comprendrai jamais ce type de comportement dangereux, inconscient et totalement délibéré !
Elle regarde vite fait à sa gauche et hop, elle se lance sur la voie !!
Un agriculteur excédé !!
Philippe Joseph en a gros sur la patate !!
L’agriculteur de Lons, éleveur de vaches laitières et qui cultive 25 hectares de prairie, redoute l’arrivée de l’été. Depuis vingt ans, une saison sur deux, il est envahi par de drôles de campeurs qui s’installent aux frais de la princesse sur ses parcelles derrière la route de Bayonne.
Des gens du voyage qui foulent sans vergogne ses cultures. Et qui ne délogent que quand bon leur semble. « On a beau porter plainte, alerter les élus, la préfecture, rien n’y fait ». Il en a ras le bol, l’exploitant qui a le sentiment en outre d’être nargué par les squatters qui savent mieux que quiconque que l’union fait la force. On est loin de « la petite maison dans la prairie ».
C’est la ruée des caravanes dans un champ cultivé ! Une outrance vécue comme une agression. Les dernières sont installées sur le site depuis le 4 juillet. Le cultivateur a attendu le 10 pour porter plainte. Il ne comprend pas pourquoi les pouvoirs publics font deux poids, deux mesures, par rapport au citoyen lambda : «Ils se branchent sur la borne incendie. Essayez de le faire vous-même pour arroser votre jardin. La force publique vous rappellera sans tarder vos droits. Alors pourquoi laisse-t-on les nomades agir sans contraintes légales ?»
Ils se sont branchés du reste de la même manière, sans difficulté, sur la borne électrique. «EDF est venu sécuriser le site sans autre forme de procès» secoue la tête, désabusé, Philippe Joseph.
C’est la première fois que les visiteurs, à bord d’une trentaine de caravanes, ont élu domicile dans le pré que l’agriculteur loue pour le foin, jouxtant le terrain qu’ils occupent habituellement. Lequel a produit aux moments critiques du printemps des fourrages pour la Dordogne. La perte sèche en herbe de prairie foulée par le campement, et qui était également destinée à l’entraide agricole face à la sécheresse, l’éleveur l’évalue à quelque 2 000 euros.
Mais qui va payer ? « Ca passera une fois encore par pertes et profits » maugrée-t-il, « c’est beaucoup d’argent et de forces dépensés pour rien ». Ajoutant, vraiment excédé : « Ils se défilent tous, les responsables. A la mairie, on vous répond : c’est du domaine privé. On ne peut pas intervenir ».
On sait que sur le domaine public, l’invasion des évangélistes avait fait annuler les fêtes de Lons début juillet. L’agriculteur va saisir la chambre d’agriculture et la commune pour être dédommagé. Il appréhende un coup d’épée dans l’eau !
La communauté des gens du voyage, constituée en grande partie par les sédentaires du camp de Lescar fermé pour le nettoyage annuel des installations, a promis de partir après les intempéries. Reste que jusqu’à présent, sur la propriété de la famille Joseph, c’est elle qui fait la pluie et le beau temps…
Source : La République des Pyrénées
Alexandre : l’impossible deuil
Elle touche nerveusement le pendentif qu’elle porte autour du cou. Sur le bijou, une phrase est gravée : « On t’aime maman. » Des mots tendres qui, aujourd’hui, résonnent douloureusement. Les souvenirs, reliques d’un bonheur disparu, sont tout ce qui reste à Valérie ; elle s’y raccroche pour ne pas sombrer. Elle repense à la dernière Fête des mères et au séjour en thalasso qu’Alexandre lui a offert avec ses économies. Ou bien elle laisse errer son regard sur les photos qui encombrent le bureau : les enfants qui soufflent leurs bougies d’anniversaire, les fêtes de Noël, les visages bronzés des vacances… Se tourner vers le passé et les jours heureux pour occulter, même quelques secondes, l’intolérable présent. Mais oublier est impossible. L’illusion se noie dans les larmes de Valérie. Alexandre n’est plus là. « Alex », son fils, né de sa première union avec Philippe Junca. Ensemble, Valérie et Philippe ont déjà une fille, Virginie, âgée aujourd’hui de 17 ans. Le couple se sépare en 1999, deux ans après la naissance d’Alexandre. Après la rupture, Valérie rencontre Daniel Lance. De leur amour naît Maéva. Beau-père aimant, Daniel ne fait aucune différence entre Maéva, 10 ans, la chair de sa chair, et les enfants de Valérie. La famille vit heureuse dans un grand pavillon du quartier résidentiel de l’hippodrome, à Pau. Jusqu’à la disparition d’Alexandre, le 4 juin.
Pendant près d’un mois, l’existence de Valérie reste suspendue à un signe de vie de son garçon. Elle guette la moindre sonnerie de téléphone, perd le sommeil, figée dans une insupportable attente. Le 30 juin, le procureur de la République la convoque dans son bureau. Il sait qu’il va lui infliger une peine à perpétuité : le fémur retrouvé dans le gave de Pau est bien celui d’Alexandre. Submergée par le chagrin, à bout de forces après des nuits de veille, Valérie explose : « Au nom de quoi peut-on s’en prendre à un enfant qui ne mesure même pas 1,60 mètre ? Ce n’est pas mon fils que l’on a retrouvé, seulement la preuve que je ne le reverrai jamais vivant. Aujourd’hui, j’attends que l’on retrouve son corps pour lui offrir une cérémonie décente. » Le visage blême, les joues creusées, elle tient grâce aux anxiolytiques prescrits par la psychologue. Les proches et les amis lui rendent visite chaque jour et témoignent leur soutien. Ils apportent des gâteaux, s’assoient dans le salon avec Daniel et Valérie. Certains viennent aussi avec des coupures de presse qui relatent « l’affaire Alexandre Junca ». Aucune douceur, aucun réconfort ne peut apaiser la souffrance.
Rien ne peut ramener Alexandre, l’enfant chéri de Valérie, à la vie. « Il était si doux et généreux, souffle-t-elle. Son bonheur passait par celui des autres. Et ses sœurs étaient sacrées. » Le jeudi 2 juin, deux jours avant la disparition de l’adolescent, la famille fête la communion de Maéva. Tout l’après-midi, Alexandre s’occupe des enfants, joue avec eux. Le lendemain, sans même qu’il soit besoin de le lui demander, il aide au rangement de la maison. « Ensuite, comme chaque vendredi, on a fait les fous sur les balançoires dans le jardin », se souvient Valérie. L’heure de la séparation approche. Alexandre passe un week-end sur deux chez son père. « Il est parti en me disant : “Bon week-end maman ! A dimanche.”»
Il aurait eu 14 ans le 4 août, deux mois jour pour jour après sa disparition. Alexandre était un ado plutôt bien dans sa peau. Sa passion, c’était le skate. Son équipe de foot préférée, l’OM. Avec ses grands yeux bleus, sa bouille pleine de taches de rousseur et sa mèche à la Justin Bieber, la nouvelle idole des jeunes, il était très apprécié. Après s’être un peu laissé aller l’an passé, il avait demandé à redoubler sa cinquième. Une initiative couronnée de succès. Excellent en français et en anglais, il avait fini l’année avec une moyenne générale de 15 sur 20. Au vu de ses résultats, le proviseur du collège Clermont, où il était scolarisé, avait proposé à Valérie de faire intégrer à Alexandre une classe de quatrième européenne. Encore mieux que des félicitations sur un bulletin. Du coup, le garçon, qui souhaitait devenir pilote d’hélicoptère, voyait son rêve se rapprocher à tire-d’aile.
L’horreur dépasse l’entendement
En attendant de survoler les cimes, il se démenait sur les terrains de handball. Il avait lâché le foot au profit de ce sport plus collectif. « Alex n’aimait pas être seul. Il aimait rire et échanger. Il avait choisi le hand pour être avec ses amis », raconte Valérie. Et puis, il passait aussi des heures au skatepark de Pau. Sur la minirampe, l’intrépide s’essayait aux figures empruntées à son idole Tony Hawk, le champion inégalable de la planche à roulettes. Alex s’y rendait toujours avec son VTT orange. « Même les matins d’école où il pleuvait, il ne voulait pas qu’on le dépose en voiture, il préférait y aller à bicyclette. C’était presque obsessionnel », se souvient Daniel, son beau-père. C’est à vélo qu’il s’est rendu chez son père, le vendredi 4 juin. Ce soir-là, il passe un petit moment avec des amis, dans le centre-ville de Pau, entre la rue Carnot et l’école Jean–Sarrailh.
L’ambiance est paisible. Alexandre a la permission de 23 heures et son père habite seulement à quelques minutes. L’heure approche, il prend congé de ses copains. A 22 h 51, la caméra de l’agence de la poste le filme sur son vélo. Il roule sur le trottoir, personne ne le suit. Le quartier est calme. Alexandre attache sa bicyclette, place Samuel -de-Lestapis. Il est à 200 mètres de chez son père. C’est là que l’on perd sa trace. L’alerte est donnée. Le lendemain, en fin d’après-midi, le VTT orange est retrouvé, attaché à un poteau au 14 rue Galos… Qui l’a déplacé ? Le soir où Alexandre a disparu, une patrouille de la sécurité publique est justement intervenue dans cette rue, à cause d’un ivrogne allongé sur le bitume. Il était exactement 22 heures. Ni le témoin qui a appelé le 17 pour signaler l’homme alcoolisé, ni le voisin qui fermait ses volets à ce moment-là n’ont remarqué quoi que ce soit d’anormal.
Toute la ville se mobilise alors pour retrouver Alexandre. Une cinquantaine de policiers sont sur le terrain, aidés de la gendarmerie. Chaque jour, une dizaine de personnes sont interrogées. Les Palois aussi font front. Ils organisent des marches. Mais la paranoïa gagne la ville, encore traumatisée par l’affaire Romain Dupuy. En décembre 2004, ce jeune malade mental avait décapité deux infirmières de l’hôpital psychiatrique où il était interné. Le numéro vert mis en place dans le cadre de l’enquête ne cesse de sonner. Ceux qui appellent font part de leurs doutes et de leurs suspicions, mais aucun témoin direct ne se manifeste. Parallèlement, le secteur est passé au peigne fin. Le 30 juin, tout espoir disparaît brutalement.
Au bord du gave, près du pont du 14-Juillet, un SDF, qui habite une cabane sur les berges, aperçoit un os dans une cavité où l’eau se fait rare. L’ADN confirme ce que tout le monde craint : il s’agit du fémur d’Alexandre. Pour retrouver le reste du corps, la PJ et les gendarmes sont épaulés par les hommes-grenouilles de la brigade nautique d’Hendaye. Ilots et berges sont méticuleusement fouillés. Des spécialistes des fluctuations de la rivière sont appelés en renfort. Les recherches se révèlent compliquées : « Le gave a pu monter et descendre entre-temps, souligne un enquêteur. Il faut compter aussi sur les problèmes de courants et contre-courants. » Des policiers écourtent délibérément leurs vacances. Ils veulent aider. Ils veulent comprendre.
Mais l’horreur dépasse l’entendement. Reste la solidarité. Le 14 rue Galos, l’endroit où a été retrouvé le vélo d’Alexandre, s’est transformé en mausolée. Un lieu de pèlerinage où se recueillent les Palois. Des dizaines de bouquets de roses blanches, des photos, des bougies et des peluches jonchent le sol. Sur une carte, ces mots : « Mon petit ange, tu es devenu un saint maintenant. » Valérie, elle, se rend chaque jour sur ce lieu de mémoire : « J’embrasse sa photo, allume une bougie, susurre quelques mots à mon fils.
Mais parfois, c’est insoutenable. Les gens essaient de partager notre douleur et nous y sommes sensibles. Seulement, ils veulent nous parler, nous toucher, comme si nous étions des héros. L’autre jour, c’est devenu tellement pénible que j’ai fini par fuir. » La colère et la haine ont pris le pas sur le chagrin. Valérie ne veut plus qu’une chose : que le meurtrier de son fils soit rapidement retrouvé. La police poursuit son enquête sans relâche, inspecte quotidiennement le gave. Mais treize jours après la macabre découverte du fémur d’Alexandre, aucune autre piste ne sourd de la rivière.
Source et Photo : Paris Match
Pour ne pas oublier Alexandre
C’est devenu un lieu de recueillement, souvent très silencieux. A proximité des Halles, la rue Galos, petit axe du centre-ville palois, a vu s’ériger un véritable mausolée quelques heures après la révélation de l’assassinat d’Alexandre Junca. Aujourd’hui, pile un mois après la disparition de l’adolescent, ces quelques mètres de bitume sont « sanctuarisés ».
Ils accueillent quotidiennement des dizaines de témoignages, souvent anonymes, parfois écrits. Un bouquet de fleurs, quelques bougies et plusieurs blocs-notes déjà noircis disent tous la même chose. Ils racontent l’incompréhension, la douleur face à l’implacable réalité des faits.
Et demain ? « On va rester là, pour que personne n’oublie Alexandre », assure Shirley, membre d’un petit groupe qui vient de se constituer, sans lien direct avec la famille Junca.
« Tous les jours, le soir aussi, on entretient les fleurs, on récupère les messages pour la famille Junca et il y en a des dizaines ! » poursuit la jeune fille qui, preuves à l’appui, a déjà recueilli 6 000 signatures sur papier à Pau et dans l’agglomération. « Plus 400 autres grâce à une pétition sur Facebook », ajoute-t-elle.
Pour que « quelque chose reste après ce drame »
Outre l’évidente et farouche volonté d’entretenir la mémoire d’Alexandre, tous ces actes spontanés poursuivent plusieurs buts. « Nous voulons qu’il reste quelque chose après ce drame horrible. Une rue, un monument ou une plaque qui porterait le nom d’Alexandre, pour ne pas oublier », expliquent les petites mains de la rue Galos. Un concert-hommage est en préparation, pour juillet, au parc Beaumont.
Du côté de la mairie, on indique qu’une minute de silence devait être observée, hier soir, avant le conseil municipal.
La démarche de Valérie Doublet, venue elle aussi se recueillir, est différente. Mère de deux fillettes de 5 et 8 ans, cette assistante maternelle qui réside dans le quartier Saint-Joseph porte, elle, une pétition nommée « Plus jamais ça ! »
Forte hier après-midi de 360 signatures, engrangées après ses heures de travail dans les lieux publics, commerces, entreprises, elle demande « des moyens supplémentaires en hommes pour la police paloise ».
« Il y a eu l’affaire Dupuy et on nous avait promis que cela n’arriverait plus », remarque-t-elle en haussant le ton. Elle pointe l’effectif, insuffisant à ses yeux, au sein du commissariat et espère faire entendre la voix des signataires dans le bureau du préfet
Appel à témoins: la mobilisation continue
C’est désormais l’appel à témoins avec le numéro vert (0 800 003 845) qui s’affiche dans la ville de Pau. La mairie et le communauté d’agglomération relaient ainsi cette information depuis hier sur les panneaux Decaux et les abribus, et bientôt sur les flancs de bus d’Idélis. «Notre objectif est de participer à la connaissance par le grand public de ce numéro vert, pour aider à la recherche du corps d’Alexandre et à faire avancer l’enquête», explique Martine Lignières-Cassou, députée-maire de Pau. «Cette action s’inscrit dans la continuité de l’opération d’affichage que nous avions menée après la disparition d’Alexandre. Nous faisons cela en lien avec sa famille et avec la police chargée de l’enquête, en restant à notre juste place».
Les affiches sont payées par la ville de Pau, les fournisseurs ayant fait un effort pour en réduire le coût. L’agence Manta-Spirit offre pour sa part l’espace publicitaire sur les flancs de bus. Par ailleurs la mairie, comme la communauté d’agglomération, diffusent l’appel à témoins sur tous leurs réseaux : sites internet, journaux électroniques, lieux d’accueil au public…
La collectivité travaille également en partenariat avec le centre Leclerc Univerdis, toujours très impliqué aux côtés des parents d’Alexandre: la ville a ainsi imprimé 3000 affichettes que l’hypermarché distribue le plus largement possible.
Source : La république des Pyrénées
Disparition d’Alexandre: les Palois entre larmes et colère
Hier, la ville entière a partagé la douleur de la famille d’Alexandre. Avec la colère, mais aussi l’inquiétude à fleur de peau.
Un défilé sans fin. Dès six heures hier matin, et toute la journée, les Palois sont venus se recueillir rue Galos. Là où le jeune Alexandre avait déposé son vélo le 4 juin au soir. Jeudi soir déjà, quelques fleurs avaient été accrochées au poteau. Hier, ils ont été très vite rejoints par des dizaines et des dizaines d’autres bouquets, majoritairement des roses blanches.
Une montagne de fleurs pour Alexandre
Vers 10heures une riveraine accroche un drap blanc et des ballons au grillage. Les Palois commencent à défiler à un rythme constant, si bien que des barrières sont installées pour les protéger de la circulation. De même qu’un registre, pour permettre à chacun de s’exprimer. Près de 200 le feront dans la journée.
Toutes les générations défilent. De la jeune maman venant avec ses deux garçons déposer des bougies, au papi descendant de vélo un instant, en passant par cette jeune fille de 13 ou 14 ans tenant son papa par la main et qui dépose une gerbe à la mémoire d’Alexandre. La plupart ont du mal à cacher leur émotion. Beaucoup ont les larmes aux yeux et les gestes tremblants.
Cette montagne de fleurs pour Alexandre exprime l’immense émotion qui secoue la ville depuis la confirmation de la mort de l’adolescent. À la rue Galos, qu’aucun Palois ne traversera plus jamais sans une pensée pour lui. À la mairie où deux autres registres avaient été installés la veille et étaient déjà presque pleins à la mi-journée. Aux Halles, aux terrasses de café, où dans les bars, la tragédie vécue par Alexandre est de toutes les conversations.
« Je suis venue soutenir les parents d’Alexandre dans leur souffrance, explique Véronique Trégaraud, une maman venue se recueillir rue Galos. Faire cela à un enfant, c’est ignoble, c’est lamentable ». « Tout le monde est touché, on est tous parents, témoigne un peu plus loin Sylvie, vendeuse sur le carreau. Mon fils est au collège de Clermont comme Alexandre. Et sa réaction a été violente. Hier soir je faisais un transfert, je n’arrêtais pas de l’embrasser. Les gamins vont trimbaler cela toutes les vacances et ils feront la rentrée encore très marqués ». « Il n’y a pas pire, ajoute Patricia Soules, marchande de fruits et légumes. Il y a la perte d’un enfant, la façon dont cela a pu se passer, et la possibilité que l’on ne retrouve jamais le coupable ».
« Salut à toi, petit ange »
À la mairie, les messages de soutien à la famille se multiplient également. Mais certains Palois évoquent aussi « un sentiment de vengeance ». L’irruption de l’inconcevable déclenche colère et volonté de justice. Rue Galos, au centre de toutes ses manifestations de douleur et de soutien à la famille, un message est accroché au poteau. On peut y lire ces mots qui résument le sentiment général : « Salut à toi petit ange. Ne t’inquiète pas. Ceux qui t’ont fait du mal paieront cette barbarie toute leur vie ». « J’espère qu’ils vont l’attraper ce salaud » souhaite un vieil homme, la voix tremblante. Aux Halles, une commerçante exprime une opinion partagée par d’autres : « Si c’était mon enfant, j’aurais envie de me faire justice »…
Source : La république des Pyrénées
Alexandre, 13 ans, est mort assassiné !!
Il n’y a plus d’espoir de retrouver vivant Alexandre Junca, 13 ans.
Une cuisse humaine a été découverte ce dimanche 26 juin dans la rivière de la ville. Elle appartient à l’adolescent disparu le 4 juin à Pau, ont conclu les analyses ADN.
Ce fémur, sur lequel restait de la chair, a été trouvé par des promeneurs, selon une source proche de l’enquête.
La famille de la victime a été avisée de cette macabre découverte par les autorités judiciaires ce jeudi à 11 heures. «La nouvelle vient d’être annoncée aux parents, c’est une très mauvaise nouvelle à laquelle ils ne voulaient pas croire jusqu’à aujourd’hui, mais, malheureusement, ils sont face à l’insoutenable vérité», réagit Me Pierrette Mazza, l’avocate de la famille, soulignant que «c’est l’horreur» pour les parents.
Je préfère me taire, et rester muet devant tant d’horreur. Les mots de « vengeance » et de justice viendront plus tard.
Je m’associe à la douleur des parents, familles, proches d’Alexandre.
Une information judiciaire est désormais ouverte pour assassinat et actes de torture.
Alexandre Junca, le collégien de 13 ans porté disparu depuis le 4 juin à Pau, est bien mort. Un fémur, retrouvé dimanche par des promeneurs dans une rivière à Pau et autopsié jeudi, a confirmé cette hypothèse, a annoncé jeudi midi à l’avocate de la famille, Me Pierrette Mazza. Le parquet de Pau avait réuni en fin de matinée les parents d’Alexandre pour les informer des avancées de l’enquête.
Une information judiciaire avait été ouverte le 10 juin pour enlèvement et séquestration. Ses motifs ont été modifiés jeudi en assassinat sur mineur de moins de 15 ans, ainsi que actes de torture et de barbarie.
« L’horreur absolue, l’indiscible »
« La nouvelle vient d’être annoncée aux parents, c’est une très mauvaise nouvelle à laquelle ils ne voulaient pas croire jusqu’à aujourd’hui, mais malheureusement ils sont face à l’insoutenable vérité », a indiqué Me Mazza, qui a estimé que « c’est l’horreur » pour cette famille. Apprendre que leur fils a été démembré représente « l’horreur absolue, l’indiscible », a-t-elle estimé. « Ils doivent vivre avec cette information qui est monstrueuse », a-t-elle ajouté.
L’autopsie a permis de déterminer que la découpe du fémur avait eu lieu post-mortem. Les recherches se poursuivent pour trouver la dépouille de l’adolescent dans son ensemble. Une soixantaine d’enquêteurs sont mobilisés sur cette affaire.
Alexandre, disparu sans laisser de traces
Alexandre Junca avait disparu le 4 juin à Pau après avoir participé à une fête avec ses amis palois. Seul son vélo avait été retrouvé. Fils de parents divorcés et inscrit au collège Clermont à Pau, Alexandre était décrit comme un garçon « gentil » et ne présentant aucune particularité psychologique notable.
« La dernière fois que je l’ai vu, le 3 juin, avant qu’il parte passer le week-end chez son père, je n’ai rien remarqué d’anormal dans son comportement. (…) S’il avait fugué, il serait parti avec de l’argent, des affaires. Mais il n’a rien pris ! », avait témoigné sa mère, Valérie Lance, au quotidien régional Sud Ouest le 17 juin.
Toute personne susceptible de détenir des informations sur ce dossier
peut contacter les enquêteurs au 0800 003 845 (numéro vert).
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Le nouveau Rhapsody of Fire est dans les bacs !!
S’agissant d’expression créative musicale, il est souvent de rigueur de détester ceux qu’autrefois nous avons adulés. La nature humaine est ainsi faite que nous finissons généralement par nous lasser d’un art que nous trouvons, au fil du temps qui passe, de moins en moins surprenant, de moins en moins novateur et donc, de moins en moins séduisant. Mais, au fond, qu’y a-t-il de plus iniquement injuste que ce désamour trop souvent basé sur une impartialité subjective?
Autrefois Rhapsody fut le messie qui donna naissance à un culte liturgique sans précédent. Au son de quelques manifestes bibliques, dont notamment les excellents Legendary Tales (1997), Symphony of Enchanted Lands (1998) et Dawn of Victory (2000), il renouvela un genre agonisant parce que sclérosé en des attitudes soient caricaturales, soient en des postures sans inspirations. Rhapsody redonna donc la foi à un peuple égaré. Tant et si bien que, d’ailleurs, ce nouveau culte dépassa le clivage des générations, mais surtout, celui des genres. Ainsi il n’était pas rare d’entendre de taciturnes traditionalistes adeptes de Black Metal, ou de Death, sinon louées les mérites de ces italiens, tout au moins leurs reconnaitre objectivement les talents évidents qui était le leurs.
Bien vite les partisans les plus aguerris de ce groupe comprirent aussi que le destin de ces musiciens serait des plus complexes. Qu’il leur serait très difficile de s’extraire de ce formidable carcan stylistique que pourtant ils avaient eux même créée. Qu’il serait indéfiniment enfermé en des dédales dont chaque renfoncement ressemblerait, à s’y méprendre, à la cavité suivante.
Le groupe continua toutefois de bâtir son édifice sur le socle d’œuvres qui, si elles ne sont pas totalement exemptes de défauts, auront toujours eues le mérite d’exprimer parfaitement une intégrité et une sincérité respectable. Certains disciples se laissèrent pourtant envahir par le doute. Le messie n’avait pas tant changé, mais il leur apparaissait comme moins beau. Sa parole était moins nouvelle. Ses litanies grandiloquentes apparaissaient comme, désormais, familières. Et la ferveur décrue de manière pas nécessairement juste.
Aujourd’hui est un grand jour car voici venir From Chaos to Eternity, dixième album de celui que désormais on se doit d’appeler, pour des raisons obscures et juridiques, Rhapsody Of Fire et non plus simplement Rhapsody. Décrit comme une évolution naturelle de l’album The Frozen Tears Of Angels, son prédécesseur; ce nouveau récit clôt la fable débuté en 1997 sur la première œuvre du groupe, Legendary Tales. Cinquième et dernier chapitre de cette Dark Secret Saga, dont le noir secret sera finalement révélé, From Chaos to Eternity est, aussi, l’occasion d’entendre, une fois encore, Sir Christopher Lee en tant que narrateur.
D’emblée, à l’écoute de ce nouveau manifeste, il est a noter que bien trop peu d’évolutions bouleversantes sont ici de nature à nous surprendre par rapport à un style musical défendu par le groupe depuis longtemps déjà. Si sa précédente œuvre fut, à l’évidence, bien plus agressive qu’autrefois, la musique de Rhapsody, que votre humble serviteur ne peut décidément, pour des raisons évidentes et nostalgiques, se résoudre que très difficilement à affubler du suffixe « of Fire », garde certaines caractéristiques fondamentales immédiatement reconnaissables. Cette constance à défendre des singularités aussi distinctement indentifiables, constitue, bien évidemment, une formidable vertu pour les fidèles de ce groupe, et un insurmontable vice pour ses détracteurs.
Et en effet, ici encore, il n’y aura point de réconciliation entre les deux camps divisés. Ceux qui sont irrités par cette grandiloquence symphonique, par ces chevauchées épiques d’un Power Metal très mélodique, par ces constructions parfois légèrement Progressive, par cette emphase déclamatoire solennelle presque cinématographique, par ces chants célestes, aux vibratos typiquement italiens, mais aussi, parfois, éraillées et âpres, par ces allégories historico-fantaisistes et par ces synthés omniprésents, seront, une fois encore, exaspéré par ce nouveau Rhapsody.
Toutefois on ne peut définitivement pas se résoudre à ne pas être, même partiellement, séduit, par une telle débauche d’héroïsme, de beauté, de majesté et de virtuosité. Et dans les méandre de ces titres convenue, outres cette agressivité pas totalement nouvelles mais qui apporte un certain regain salutaire à la musique de ces transalpins, il y a l’assurance de plaisir certains. Toutefois cette satisfaction ne parviendra pas véritablement à se délester de cette sensation légèrement désagréable d’avoir à faire à un certain traditionalisme académique. Un classicisme qui, soyons honnête, est d’un degré si remarquable qu’il ferait pâlir d’envie n’importe lequel de ces groupes, notamment allemands, au conservatisme achevé.
En d’autres terme si Rhapsody se démarque, une fois encore, eu égard à ses qualités, remarquablement de la plupart de ses rivaux, il ne parvient plus à se sublimer suffisamment pour égaler un niveau qui fut le sien autrefois. Citons, afin d’étayer cet argument, des titres tels que From Chaos to Eternity, Tempesta Di Fuoco chanté entièrement en Italien, ou encore par exemple, Ghosts of Forgotten Worlds qui, s’ils demeurent superbes, manquent d’audace et de nouveautés.
Seul les admirables Aeons of Raging Darkness, Tornado et I Belong to the Stars parviennent à nous sortir de cette léthargie certes grandiose mais gênante au su des talents de ce groupe.
Les deux premiers nous proposent l’incroyables pugnacité de titres dans lesquels Fabio Lione rugit divinement laissant aller sa voix jusqu’au confins écorchés d’une locution aux liens de parentés évidents avec d’autres formes d’expressions plus extrêmes. Il est à noter, d’ailleurs, que le chanteur fait, une fois encore, un excellent travail sur cet opus nous démontrant magnifiquement tout l’étendu de ses capacités.
Le dernier, quant à lui, développe une virtuosité délicieuse, moins axé, toutefois, sur l’empilement symphonique de rigueur, mais bien plus sur l’emphase de quelque chœurs aux accointances cléricales superbement orchestrés.
L’album se clôt sur un morceau, plutôt agréable, de plus de 19 minutes dans lequel le groupe fait une synthèse de sa musique actuelle. Les puristes fanatiques de ce groupe y retrouveront l’esprit du Rhapsody qu’ils aiment et dont la musique symphonique, à la fois mélodique et majestueuse, s’allient parfaitement à un très bon Power Metal, à la fois âpre et souvent véloce. Toutefois il y a fort à parier que les détracteurs de ces transalpins s’y ennuieront fermement.
Pour conclure, il faut dire, encore et encore, que nul n’est aussi admirable que Rhapsody. Mais que Rhapsody Of Fire, quant à lui, ne parvient plus véritablement à être aussi brillant que Rhapsody. Comme si, dans ce changement de patronyme, les italiens avaient aussi perdu un peu de leur âme.
Ce From Chaos to Eternity est donc un excellent album mais qui souffre d’un manque d’audace évident. Rhapsody Of Fire se contente d’y réciter, magnifiquement, ces gammes sans réussir véritablement à nous surprendre (admettons, toutefois que « se contenter » place déjà Rhapsody Of Fire a un niveau d’excellence enviable eu égard à d’autres mais pas tout à fait digne de son talent). Et si l’on pouvait oser une analogie audacieuse, Blind Guardian aura bien davantage réussi, avec son At the Edge of Time en transcendant son côté symphonique, à nous séduire que Rhapsody ne l’aura fais ici.
Source : metalship.org
Les fêtes de Lons sont annulées !
«C’est la mort dans l’âme que j’ai pris cette décision. » Après une ultime réunion hier soir en mairie avec le comité des fêtes, le maire James Chambaud a choisi d’annuler purement et simplement les festivités patronales. En raison de la présence de plus de cent caravanes des évangélistes de « Vie et lumière » installées illégalement depuis dimanche sur la plaine des sports.
Les fêtes de Lons devaient se dérouler à partir de vendredi et jusqu’à dimanche sur ce terrain situé près d’AquaLons. L’annulation de ces fêtes est une première. Et représente un préjudice conséquent pour la commune.
«30 ou 40 000 €» de préjudice
Organisé depuis 18 ans par le comité de fêtes, ce rendez-vous traditionnel avait gagné en renommée avec des spectacles de qualité. Après Boujenah ou Roumanoff, le comité des fêtes avait cette année programmé Nadau et attendait au moins 2000 personnes. Il devra aussi annuler le grand bal de vendredi, le spectacle de samedi autour des années 80, le feu d’artifices, et la troupe de funambules qui était attendue dimanche.
« Le Rugby club de Lons organise également habituellement durant ces fêtes une grande bodega qui attire près de mille personnes sur trois jours. L’annulation représente pour eux une perte énorme car tous les fournisseurs ne pourront pas être décommandés », déplore le président du comité des fêtes Thierry Baudorre. Quant aux forains, ils avaient commencé à installer hier soir leurs manèges.
Au final, James Chambaud évalue le préjudice pour la commune à « 30 ou 40 000 € ». Une somme correspondant au défraiement des artistes (dont Nadau) et des forains. « Ce sont les Lonsois qui vont payer», déplore Claude Simon, vice-président du comité des fêtes. Depuis quelques-jours ce dernier avait étudié une solution de repli sur le terrain de rugby en bas de la commune. « C’était faisable !, assure le président dépité. Même les inondations de 1988 n’avaient pas réussi à faire annuler les fêtes. Là, ce sont 18 ans de bénévolat qui tombent à l’eau ».
« Mieux vaut perdre de l’argent que des vies »
Pour James Chambaud, l’alternative proposée n’apportait pas toutes les garanties : peu de stationnement alors qu’au moins 1000 véhicules étaient attendus, trop de riverains à proximité, sans parler de la possible intrusion des gens du voyage, qui selon l’élu, ont d’ores et déjà « menacé la mairie de représailles» s’il y avait intervention policière. « Je suis malheureux pour tous les bénévoles qui se sont démenés depuis un an, explique l’élu. J’ai une responsabilité par rapport à eux. Mais j’ai avant tout une responsabilité de sécurité vis-à-vis de la commune. Je ne veux pas revivre Nay. Il vaut mieux perdre de l’argent que perdre des vies ».
Les fêtes annulées, la mairie persiste quand même dans sa volonté de faire expulser les caravanes. Un huissier doit passer ce matin pour relever les plaques d’immatriculation sur la plaine des sports. La commune attend ensuite une décision du tribunal administratif ce soir ou demain.
===> Avis d’expulsion pour les Tsiganes à Poey-de-Lescar
Après l’arrivée massive de 120 caravanes sur le terrain de sports de Poey-de-Lescar dimanche dernier (nos éditions de lundi et mardi), la municipalité a déposé un référé devant le tribunal de grande instance de Pau. Le tribunal a pris la décision d’expulsion des nomades qui ont été avisés hier à midi. Ils ont désormais 48 heures pour quitter le terrain dont ils avaient forcé les portes, blessant un gendarme, dimanche midi. La municipalité espère que les choses se passeront en bon ordre. Elle a en effet besoin de récupérer le terrain pour des animations programmées ce week-end.
Source : La République des Pyrénées
Un motard contrôlé à 126km/h au lieu de 50 !!
Un motard de 19 ans roulant sur la RD23 a été contrôlé hier matin, aux alentours de 7h30, à 126km/h au lieu de 50 alors qu’il traversait la commune de Sauveterre-de-Béarn pour se rendre à son travail.
Les gendarmes de la communauté de brigades de Salies l’ont immédiatement interpellé. Retenant une vitesse de 120km/h à l’encontre du jeune homme originaire de Saint-Palais, les militaires ont aussitôt immobilisé le deux-roues.
Dans le cadre d’une composition pénale, le tribunal a infligé au contrevenant une amende de 200 euros et un retrait de permis de quatre mois. Un permis qu’il n’avait que depuis… trois semaines.
Désolé, pour moi, face à tant d’inconscience et de stupidité, j’aurais retiré son permis définitivement.
Source : La république des Pyrénées








